André Baleydier
Un résistant à ne pas oublier.
André Baleydier, résistant de la Seconde Guerre Mondiale, est né le 21 décembre 1900 à Chars et assassiné à Marines le 17 août 1944, 13 jours avant la Libération dont nous vous remémorons les circonstances....
Le 16 août 1944, vers 22 heures, au
15, rue de la Gare, un groupe d’Allemands qui attendait le
train de Valmondois appréhende Monsieur Baleydier, veuf, domicilié
à Chars, Messieurs Poitou et Clément de Marines, trois employés des
chemins de fer, ainsi que Madame Clément. Les employés sont
conduits au château alors réquisitionné par les Allemands pour leur
état-major.
Le 17 août 1944, après une première démarche infructueuse
effectuée par Monsieur Coste, maréchal des logis chef de la
gendarmerie, puis une seconde où le même homme revient accompagné
de Monsieur Frey, inspecteur des chemins de fer, et Monsieur Friot,
chef de gare, il obtient la libération de Messieurs Poitou et
Clément. L’officier allemand prétend alors que Monsieur
Baleydier est parti à Enghien-les-Bains. En septembre, on retrouve
son corps dans le parc du château...
Le 27 août 2000, la commémoration du 56ème anniversaire de la
Libération de Marines a aussi été l’occasion de célébrer le
l00ème anniversaire de la naissance d’André Baleydier. En
présence des représentants de l’Office national des anciens
combattants et victimes de guerre, de Madame Maigret, Maire de
Marines, et de Madame Roux, Maire de Chars, hommage a été rendu à
cet homme courageux, chef de train et membre de la résistance
locale qui sut mourir sans dénoncer ses camarades. Il a tout comme
Jacques Adam, autre enfant de Marines, et comme beaucoup de
résistants fait le sacrifice de sa vie pour la liberté. En sa
mémoire, la rue de la Gare a été rebaptisée rue André
Baleydier après la guerre.